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Pierre RABHI  Envoyer

Nous prenons, sur ce site, la liberté de citer Pierre RABHI et d'autres auteurs.

Faut-il préciser une évidence :  cela ne signifie en aucune façon qu'ils soutiennent notre démarche.

Nous aimons les repères et nous le disons, en n'engageant que nous-mêmes.

Nous attachons aussi la plus grande importance  à la bio diversité des opinions et aux libertés fondamentales de chacun.

La simple consultation du  blog de Pierre RABHI et des sites relatifs aux différentes organisations qu'il anime montre largement que ses moyens d'action, et sa conception de la politique,  le conduisent à des engagements différents des nôtres. Nous ne voyons là aucune incompatibilité, bien au contraire.

www.pierrerabhi.org/blog/index.php
www.colibris-lemouvement.org

 
Notre démarche demeurera libre et puissante ensuite au Parlement  Envoyer

En effet, les députés se regroupent au Parlement européen au sein de familles politiques  sans considératon de leur nationalité ou de leurs partis politiques d'origine. Nos députés appartiendront donc au "groupe des Verts  européens et de l'Alliance Libre", sans pour autant être jamais comptés avec le Parti socialiste ou à tout autre parti français   De plus, il est admis que les députés peuvent très bien voter contre la ligne de la famille politique sur des sujets particuliers.

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Pourquoi nous ne voulons pas nous contenter d'influencer les partis existants  Envoyer

Beaucoup s'étonnent que nous ne cherchions pas à rejoindre les partis existants pour tâcher de les orienter sur les sujets qui nous préoccupent. Nous pensons tout d'abord que cette tâche est déjà bien remplie par pas mal de personnes, Nous pensons aussi que cela est d'une éffcacité trop limitée et surtout nous pensons que c'est peut être le plus mauvais service que nous puissions rendre à l'écologie.

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Nous y sommes, par Fred Vargas  Envoyer

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
- Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, ( attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille), récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie : une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

 
Notre démarche peut poursuivre sa belle vie, en restant libre, avant et pendant la campagne ...  Envoyer

Nous pensons qu'il est important de soutenir ce programme quelles que soient les engagements politiques des uns et des autres. Ce programme s'inscrit dans une démarche singulière qui le situe au delà des stratéges de parti.
Constituer des listes ?  Oui  bien sûr, mais sans nous presser ...et par la seule volonté des Relais Actifs.
Nous voulons surtout que notre programme soit plus connu que nous.  C'est dailleurs pour cela qu'il n'y a pas de nom de personnes sur nos affiches électorales.

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